Ghislain Taschereau1

Alors, vous les avez vus passer ces capsules de Ghislain Taschereau qui ressuscite Arafat pour nous raconter des blagues comme à l’époque bénite des Bleu Poudre? Tenez, voici la dernière, qui relate sa rencontre avec la ministreChristine St-Pierre:


Ça fesse dans le dash, hein? Il en a fait cinq autres comme ça depuis une quinzaine de jours où Arafat déride l’assemblée avec des blagues sur les manifestationsJean CharestPaul DesmaraisRichard Martineau et Gilbert Rozon. Ghislain Taschereau y est aussi allé d’une entrevue truquée particulièrement sans pitié avec Jean Charest. Voyez plutôt:


Au-delà du plaisir que j’ai eu à retrouver un Ghislain Taschereau en grande forme dans ces capsules, c’est l’intensité acide de sa plume, la méthode de diffusion de ses capsules et ses allégeances politiques qui m’ont poussé à lui poser quelques questions. Vous verrez qu’il m’a répondu avec toute la franchise, la rage et l’honnêteté auxquelles je m’attendais!

- En résumé, au bénéfice des gens à qui il faut encore dire: «tu sais, le gars des Bleu Poudre? Bob Binette?» pour leur expliquer qui est Ghislain Taschereau, peux-tu résumer ce que tu as fait ces dernières années?

«J’ai fait un retour télé avec Jacques Chevalier dans « Soirée de Clowns » à V-Télé. Malheureusement, nous avons été mal servis dans ce concept pour plusieurs raisons que je n’énumérerai pas ici. Et ce, autant de la part du producteur que de la part du télédiffuseur. À travers ça, j’ai aussi écrit un roman que j’achève, mais que la crise sociale, de par sa très grande importance, m’empêche de terminer pour l’instant. J’ai créé la première série web-télé à Radio-Canada, mais le projet s’est mal conclu.»

– Ton récent retour avec les capsules d’Arafat semble avoir été motivé par un besoin viscéral d’intervenir dans la crise sociale qui secoue le Québec en ce moment, je me trompe?

«Ce besoin était, effectivement, très, très, très viscéral. J’avais participé à plusieurs manifestations et je me disais que ma participation à ces manifs avait une portée, certes, mais une portée qui pourrait, sans doute, être plus grande si je décidais d’utiliser certaines de mes aptitudes ou certains de mes « talents », si je puis dire, pour dénoncer le régime Charest. C’est le sentiment d’impuissance, en fait, qui nous pousse souvent à agir ou à puiser dans nos forces les plus brutes pour réveiller les gens susceptibles de nous comprendre et de nous suivre.»

– Ton humour est acide et sans pitié dans ces capsules et encore plus dans la capsule Gigi reçoit avec Jean Charest où tes propos sont particulièrement durs. Tu n’as pas eu peur d’aller trop loin, de t’attirer des critiques?

«Les critiques de qui ? De quoi ? Il s’agit quand même seulement d’un vulgaire trucage, d’une vulgaire manipulation de l’information (tiens, ça me rappelle le parti Libéral… ;-)). Si vous regardez ce vidéo de l’époque de Taquinons la Planète: http://youtu.be/-Jnp5oi7Jo0 vous verrez à 0:56, Pierre Brassard faisant semblant de sortir un thermomètre de l’arrière-train de Jean Chrétien… ;-) C’est de l’humour et c’est évident qu’il s’agit d’un trucage (tiens, ça me rappelle encore les Libéraux… ;-)

En fait, j’aurais beau faire semblant de cracher au visage de Charest (mais ça ne serait plus de l’humour) que je n’arriverais pas à la cheville de la vulgarité que démontre ce gouvernement. Les libéraux se vantent de miser sur l’économie et ils ont le culot de brader nos ressources naturelles et d’augmenter les frais de scolarité. Aucune étude ne démontre que hausser les frais de scolarité favorise l’économie. C’est totalement l’inverse qui est vrai. Mais Charest n’est que la marionnette d’une élite richissime qui sait qu’un peuple trop instruit est impossible à berner. On n’a qu’à visiter www.liberaux.net pour se rendre compte de l’incompétence, de la magouille et de l’extrême danger de ce gouvernement pour l’avenir du peuple du Québec.

Encore une fois, je le répète, le sentiment d’impuissance généré par l’abus de pouvoir du gouvernement de John James Charest nous laisse un goût en bouche tellement amer que nous ne pouvons que recracher, tel quel, les insanités proférées par tous les membres de ce parti arrogant, méprisant et corrompu. Qu’est-ce que ça prendra de plus au peuple québécois pour se réveiller ? Un couvre-feu ordonné par les riches ? Le gouvernement libéral n’a qu’un seul mérite : notre front commun de haine à son endroit. L’ennemi numéro 1 du peuple du Québec, c’est le gouvernement libéral.

Les capsules que je fais mettent, je crois, un baume sur le mal ressenti par le peuple québécois sur lequel les libéraux s’essuient les pieds. En tout cas, si je me fie aux centaines de courriels de félicitations que je reçois, ça fait plaisir à ben du monde ! Et j’en suis très content !»

– En parcourant ta Timeline sur Facebook, on remarque que tu sembles assez proche de Jean-Martin Aussant et de son parti Option Nationale, est-ce le cas et est-ce que ça influence ton travail d’humoriste?

«Je ne suis pas un humoriste, mais un simple individu. Etj’appuie avec toute la force de mon corps, de mon cœur et de mon esprit Jean-Martin Aussant et Option Nationale. Ce type incarne la clarté, pour une fois. Combien de fois avez-vous déclaré, après avoir entendu un politicien : « Wow ! J’ai tout compris ! » Pour ma part, jamais, avant de rencontrer Jean-Martin. Et c’est ce qui m’a comblé chez Jean-Martin Aussant. Il est le seul à expliquer les avantages économiques d’un Québec souverain.

Ottawa sait qu’il n’est pas crédible quand il dit qu’il veut protéger le français au Québec. Ottawa sait qu’il n’est câlicement pas crédible quand il dit qu’il veut protéger notre culture. Alors, tout ce qui reste, à Ottawa, pour éviter qu’on devienne souverain, c’est d’essayer de nous faire peur en nous faisant croire que, économiquement, le Québec n’est rien sans le Canada. Ce qui est totalement faux. Je préfère être un fier propriétaire plutôt qu’un petit locataire soumis à l’ingérence d’un gouvernement qui ne veut rien savoir ni de ma langue, ni de ma culture.»

– Ces capsules récentes sont mises en ligne sur YouTube au fur et à mesure, sans publicité intégrée, il n’y a donc aucun revenu qui en découle. Est-ce que la monétisation de ton travail sur le Web est quelque chose que tu envisages? Tu as vécu, semble-t-il, une mauvaise expérience point de vue monétaire avec ton projet TVPT. Peut-on faire des sous sur le Web en faisant ce que tu fais?

«Je pense que la rémunération des projets web ou de tout ce qui se fait sur le web est le plus gros problème à résoudre pour tout le monde. Cette démocratisation de la parole diffusée embête beaucoup les diffuseurs conventionnels, à mon avis. Car ce sont eux qui ont le plus à perdre. En réalité, toutes les chaînes indépendantes devraient se partager toutes les subventions attribuées aux diffuseurs, car le nouveau diffuseur universel, c’est le web. C’est un problème très complexe, mais sur lequel ni le provincial, ni le fédéral ne se penchent, trop occupés qu’ils sont à fourrer le peuple… ;-)

Gagner son pain en faisant de la webtélé, c’est très difficile, à moins d’être associé à une grosse boîte, comme vous avec Sympatico ou d’autres projets avec Vidéotron. Mais cela limite la liberté d’expression. Au départ, quand j’ai créé TVPT, c’était pour retrouver la même liberté que celle que j’avais en écrivant des romans. Et quand j’ai signé avec Radio-Canada, je sentais que j’avais gardé cette liberté. Mais quand est venu le temps de mettre en ligne mon matériel, mes deux alliés (Mario Clément et Dominique Chaloux de Radio-Can qui avaient signé le contrat avec moi) sont partis. L’un a été remercié et l’autre est partie de son propre chef. Je me suis donc retrouvé avec des gens qui n’aimaient pas mon produit et qui se sont mis à me censurer et qui ne m’ont donné aucune visibilité. TVPT est donc mort de sa belle mort. J’ai cependant encore beaucoup de matériel qui n’a jamais été diffusé et qui demeure ma propriété. Je verrai comment je ressortirai tout ça un jour…

Cela dit, je ne fais pas ces capsules pour faire de l’argent.C’est ma façon à moi de militer pour sensibiliser les gens de façon à ce qu’on arrive à faire tomber le gouvernement libéral.»

– Est-ce que ces capsules sont les premiers pas d’un retour souhaité? Tu souhaites quoi en fait, d’un point de vue professionnel?

«Je souhaite terminer mon roman et en commencer un autre. J’aimerais bien faire un long métrage, mais le système de sélection et d’attribution des subventions est tel qu’on a le temps de se décourager avant d’arriver à quelque chose. Dans les mois qui viennent, je vais essayer de mettre de l’avant ma formation de comédien et de décrocher un rôle quelque part. Sinon, je vais collaborer en tant que scripteur pour divers projets.»

– D’autres capsules sont prévues?

 «Ça se décide au jour le jour. Pour les Arafat, c’est plus simple. Ça me prend juste l’idée et je l’enregistre en 10 ou 15 minutes. Mais quand il y a tournage, c’est plus compliqué. Car à part pour la caméra, opérée par mon grand ami Sylvestre Guidi, je fais tout moi-même. C’est donc une somme de travail considérable que je peux ou non accomplir, dépendant de mes autres engagements.»

Média TV

C’est ce que je me dis aussi, chacun participe et apporte sa contribution à sa façon, comme il le peut, avec ses talents et ces moyens dans cette éveil social et cette mission à se libérer des libéraux, et par le fait même, empêcher cette hausse des frais de scolarité. Moi c’est ce blog. D’autre comme Ghislain Taschereau, c’est l’humour. :)