jeudi 3 février 2011

On en rêve ... Ils l'ont fait


Avant de lire ces messages écoutez cette chanson : " Ils ont peur de la liberté " et lisez ATTENTIVEMENT LES PAROLES.

Ces jeunes sont formidables

Lettre de Sylvie Simon

- Sublime et salvatrice LA LETTRE Sylvie Simon journaliste et auteur : La désobéissance civile.

Dimanche 09 janvier 2011
Quelle démocratie ?
Par Christian Grenier le Dimanche 09 janvier 2011, 19:00 - Billets d'humeur
Je souris quand on se gargarise de certains mots tendance : liberté, démocratie… j’en passe !
La démocratie est le moins mauvais des systèmes politiques, ne cesse-t-on d’affirmer.
Soit.
Mais de quelle démocratie parle-t-on ?
A Athènes, les citoyens avaient certes le droit de vote – mais pas les femmes, ni les esclaves, ni les étrangers, etc.
On me rétorquera qu’aujourd’hui, la démocratie a fait bien des progrès.
Vraiment ? J’ai des doutes.
A l’heure où Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo se disputent le pouvoir en Côte d’Ivoire, je m’interroge. A en croire les résultats officiels d’une élection à deux tours validée par les instances internationales, Ouattara a remporté ces élections avec 53% des voix. Un résultat contesté par le Conseil Constitutionnel de la Côte d’Ivoire qui prétend que Gbagbo est vainqueur. Récemment, Roland Dumas et d’autres sommités du PS soutiennent… Laurent Gbagbo ! Pourquoi ? Parce que Ouattara semble être favorable au grand capital.
Il faudrait savoir !
Aux USA, George W. Bush avait été réélu avec une marge très maigre. Il est resté Président quatre ans de plus ( et il me semblait assez favorable au grand capital, lui aussi ? ).
Bon… et si la vérité du mot démocratie se situait ailleurs ?
En 1973, au Chili, le socialiste Salvador Allende avait été démocratiquement élu. Presque aussitôt, il a été renversé du pouvoir par la CIA, et contraint au suicide après l’attaque de son palais présidentiel. Et cela, sous les yeux d’une communauté internationale qui a parfois condamné cette action mais a fermé les yeux. Le dictateur Pinochet est mort dans son lit après avoir fait exécuter des milliers d’ « opposants » ( terme impropre puisque ces « opposants » étaient ceux qui soutenaient le régime démocratiquement élu ! )
Plus tard, dans bien d’autres pays du Maghreb ou d’Afrique, quand une majorité se dégageait mais qu’elle semblait dangereuse ou fanatique aux yeux des instances internationales, ces dernières prétendaient que « la démocratie était en danger ». Sous entendez : quand une majorité veut élire un régime qui semble dangereux, c’est que le peuple a mal voté. Il faut donc réagir - et agir ? Mais au nom de quels principes ? Du droit d’ingérence ? Mais ce droit s’applique pour quels pays ? Dans quels cas précis ?
J’ai envie de répondre : « il s’applique quand tel ou tel puissant pays juge que ses intérêts financiers sont en danger », mais j’ai sans doute très mauvais esprit. Pourtant, l’importance des droits de l’Homme en Chine me semble inversement proportionnelle aux chiffres des contrats signés avec ce grand pays…
Dans l’ex URSS, quand le candidat ( unique ) était élu avec 96,78 % des voix, toutes les « démocraties authentiques » ricanaient ! Mais quand ( il y a un an ) François Bayrou ( candidat unique ) a été élu Président du Modem avec 94,69% des voix, personne n’a contesté sa légitimité.
Pour avoir le droit de voter, ma mère a dû attendre 1945.
Aux élections présidentielles de 1965, j’étais marié, prof et j’aurais pu être père de famille. Mais je n’ai pas eu le droit de voter : j’avais 20 ans. En 1968, la plupart des étudiants n’avaient pas le droit de vote.
La démocratie, mais pour qui ? A partir de quel âge ? Et à condition d’élire quel « bon » candidat ?
La démocratie, c’est admettre que peuvent voter des individus capables de juger ; elle permet à un Berlusconi d’être légalement élu et de continuer à gouverner.
Quelques exemples ( Chili, Côte d’Ivoire, Italie… ) qui pourraient nous faire réfléchir sur les applications parfois très contradictoire d’un mot qui décidément tient très mal ses promesses.

Texte extrait du site de Christien GRENIER
Christian Grenier, auteur jeunesse
publié par null le Etoile-Blog - Il y a 11 heures
image Le blog de Christian Grenier, auteur jeunesse. Policier ( Les enquêtes de Logicielle), Science-Fiction ( Virus LIV 3 ). Billets d'humeur et Notes de lecture. *Christian Grenier, auteur jeunesse* un ...


















Un exemple édifiant pour le reste du monde,

c'est merveilleux, il y a de l'espoir, à nous d'emboiter le pas !

Si déja , nous savons que c'est possible...... Alors il est possible d'en rêver !
Faites circuler l'info !
A moins que vous pensiez qu' il n'ai rien besoin de changer .....
Chacun est libre

ISLANDE: L'Autre FORMIDABLE RÉVOLUTION !...

93% du Peuple IMPOSENT le NON-Remboursement des Banques !...
L'autre formidable révolution dont les Médias se gardent bien de parler

Révolution pacifique en Islande, black-out des Médias


Aussi incroyable que cela puisse paraître, une véritable révolution démocratique et anticapitaliste a lieu en Islande en ce moment même, et personne n'en parle, aucun média ne relaie l'information, vous n'en trouverez presque pas trace sur « Google »: bref, le black-out total .
Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante :

Un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités » parce qu'elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s'il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d'orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l'élection d'une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d'écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.
Alors que gronde dans l'Europe entière la colère des Peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l'actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l'Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population.
Plus bas, vous trouverez deux articles traitant de cette révolution en marche, *à faire circuler le plus largement possible, puisqu'on ne doit compter sur aucun média pour le faire à notre place*.
Depuis le samedi 27 novembre, l'Islande dispose d'une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs.
Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.
Depuis cette crise dont elle est loin d'être remise, l'Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l'Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d'ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C'était une première pour l'Islande, tout comme la nomination d'une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.

Quand l’Islande réinvente la démocratie

l’Assemblée constituante a été élue en novembre

Un jour, il y a quelques mois, un anglais passant par Paris, rencontré à la librairie Lady Long Solo, nous alertait sur la révolution en Islande.
Quelle révolution ?
On n’en entend parler nulle part. Une rapide recherche google ne donne rien du tout, aujourd’hui, ni en associant le mot « révolution », ni même « crise », où l’on ne trouve que des détails sur la crise financière , effectivement à l’origine de cette révolution, qui a eu lieu en 2008, dans ce pays d’à peine plus de 300 000 habitants, classé au deuxième rang mondial sur l’indice du développement humain, l’IDH, derrière la Norvège, à la veille de cette crise, en 2006.

Confronté alors à la faillite brutale du système bancaire, le peuple était descendu dans la rue.
Du jamais vu au pays des jeysers d’eau chaude. La droite avait aussitôt dû céder la place à la gauche. Et , pour commencer, les banques avaient été nationalisées. Notre informateur anglais en avait entendu parler pour les projets législatifs de liberté totale pour internet, tels que des sites anglais pensaient à s’héberger là.
Plus encore, il insistait pour parler d’une véritable révolution, sans pouvoir la décrire plus , mais s’étonnant qu’on n’en ait jamais entendu parler.
Cherchant alors avec obstination, on a fini par voir des images du palais présidentiel assiégé par une foule qu’on qualifierait ici sans hésiter d’anarcho-autonome. En plus des drapeaux noirs, on pouvait deviner dans la foule une forte composante de citoyenneté de type écologiste. Et on comprenait que le pauvre malheureux flic, tout seul devant le palais présidentiel, ait rapidement dû se rendre sous la pression de la foule.
Celle-ci, néanmoins pacifique, n’usait que de casseroles et autres objets bruyants, selon la méthode argentine du cacerolazo, qui a su s’avérer très payante aussi là-bas.
Le président avait plié bagage. Un nouveau gouvernement s’était institué.
Mais, quelques temps plus tard, celui-ci avait la mauvaise idée de proposer le remboursement de la dette des banques vis-à-vis du Danemark ou de la Grande Bretagne.

Le peuple est de nouveau descendu dans la rue. Un référendum sur la question était imposé par volonté populaire, et une petite majorité de 93% rejetait l’accord prévu par les gentils gouvernants.
Parmi les informations glanées, cette image saisissante de l’agora dans les bains publics chauds, où le peuple s’assemble tous les matins pour débattre de comment refaire le monde.
Consécration de cette révolution, l’élection d’une Assemblée constituante, le 27 novembre 2010, événement peut-être plus considérable que la nuit du 4 août 1789 où était votée l’abolition des privilèges, dont on ne se serait pas aperçu sans la vigilance de Truks en vrac, de notre ami B.Bec, du Gers, relayant le CADTM, ou de Jean-Luc Mélenchon, qui trouve là une similitude avec ses propres thèses constitutionnalistes, mais ne semble pas voir plus loin que le bout de son nez anti-capitaliste.

Merveille de la désinformation.

Un événement aussi considérable qu’une véritable révolution démocratique, telle qu’on n’en a jamais vue en Europe, peut se produire sans que la presse, ni google, ne permettent d’en savoir quoi que ce soit. C’est sûr qu’à l’heure de la consolidation anti-démocratique que vivent la plupart des pays européens, l’exemple islandais ne fait pas vraiment l’affaire de nos régimes policiers, qui montrent là encore leur aptitude à verrouiller rigoureusement la conscience collective.
On aimerait assurément en savoir plus sur cette révolution islandaise. Voilà des mois que Paris s’éveille rêve de téléporter sa rédaction pour un reportage approfondi au pays des chasseurs de baleines et d’utopie. S’immerger dans les bains chauds de la révolution démocratique fait certes envie, surtout vu du cœur de notre hiver sécuritaire.
Il faut s’imaginer les 25 « simples citoyens » qui vont plancher sur la constitution idéale. Le souffle de l’humanité devrait se retenir. Où l’on verra probablement qu’il n’est pas difficile de faire mieux que toutes les figures de pseudo-démocraties qui se sont déclinées jusqu’ici sur les cinq continents.
Cet article se voudrait un appel à qui aurait plus d’informations sur cette extraordinaire histoire islandaise. On peut m’écrire à : michelsitbon@gmail.com, et je relayerai avec plaisir. Un dossier sur la révolution islandaise tente de rassembler les articles qu’on peut trouver sur le sujet
Mots clés (Tags): Islande Justice Libertés Médias Politique Révolutions

Très vite, le nouveau gouvernement se trouve face à un problème épineux : le règlement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni d’une dette de 3,5 milliards d’euros suite à la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées principalement vers ces deux pays. Sous la pression de l’Union européenne, à laquelle les sociaux-démocrates souhaiteraient adhérer, le gouvernement fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement, ce qui reviendrait, pour chaque Islandais, à débourser pendant huit ans une somme d’environ 100 euros par mois. Mais le président de la République refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars), et depuis le problème reste en suspens.
C’est dans ce contexte que l’Islande décide de modifier sa constitution, qui en fait n’a jamais été vraiment rédigée : lorsqu’en 1944 la république avait été proclamée, on s’était contenté de recopier dans les grandes lignes la constitution du Danemark, pays dont l’Islande dépendait depuis plusieurs décennies, en remplaçant simplement le terme de “roi” par celui de “président de la République”.
C’est donc une nouvelle constitution qu’il s’agit d’écrire entièrement, et pour cela on a décidé de faire confiance au peuple souverain. Il y a eu d’abord un appel à candidatures (tout le monde pouvait se présenter à l’exception des élus nationaux, à condition d’avoir dix-huit ans révolus et d’être soutenu par au moins trente personnes) auquel ont répondu 522 citoyennes et citoyens. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.

Ces derniers commenceront à se réunir à la mi-février et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif.
Certes, l’Islande n’est qu’un petit pays d’environ 320 000 habitants. Elle donne cependant là une belle leçon de démocratie aux grands États dont la France : songeons que, dans notre pays, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée, et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État.

D'autres sources en parlent aussi ...

http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-rex/240111/islande-lautre-formidable-revolution-93-du-peuple-imposent-le-non-rembours>

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article112101>

http://www.parisseveille.info/quand-l-islande-reinvente-la,2643.html

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