vendredi 21 juin 2013

Le vrai visage de la révolution verte

 
Révolution verte la couleur du dollar

“Révolution verte”, verte comme la couleur du dollar, remonte à février 1945 au Mexique, lorsque la conférence panaméricaine de Chapultepec définit les nouvelles bases de l’ordre mondial et met en place l’hégémonie économique des USA. Poste avancé de l’empire US, la Fondation Rockfeller installe au Mexique un centre de recherche agronomique et développe des variétés “améliorées” de céréales avec l’aide de Henry A. Wallace, fondateur de Pioneer Hi-Bred Seed Company, première entreprise mondiale de semences de maïs F1 (rachetée ensuite par DuPont, géant de la chimie). Wallace a été également ministre de l’Agriculture de 1933 à 1940 et vice-président des USA en 1940.

La révolution verte a été vendue à l’opinion publique comme la solution pour résoudre les problèmes de la faim dans le monde, à commencer pour les pays test, Mexique, Inde, Philippines... Comme l’ont démontré par la suite les analyses économiques et politiques, la “Révolution verte” n’a été rien d’autre qu’une opération marketing permettant de développer une activité mondiale d’agrobusiness qui permettrait à Rockfeller de détenir une position de monopole comme l’avait fait dans l’industrie pétrolière US le grand-père Rockfeller.

Si l’année 1961 voit le triomphe de l’élite globaliste dans son rêve de contrôler l’alimentation des peuples, une voix discordante se fait entendre. Deux ans avant son assassinat (1963), John Kennedy commence à remettre en question la dictature des cartels de l’agrochimie. Sans doute influencé par l’ouvrage de Rachel Carson, Printemps silencieux, qui a sensibilisé l’opinion américaine aux problèmes environnementaux.

E. L.

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