Ce qui s'est passé le 11 septembre 2001
Mensonges d'états
IRAK : Armes de destruction massives
Afghanistan : Bunker sophistiqué de Ben Laden
Libye : Voyez ci-dessous
Syrie : Même musique ... des joueurs de pipeau !!!
Que se passe-t-il vraiment en Libye ?

Ca ne sera pas une habitude, mais voici donc la deuxième incursion du jour dans le monde de la matrice, avec un angle sur ce qui se passe en Libye bien différent de la propagande officielle des états de l’OTAN.
Celui-là même qui dressait sa tente à l’Elysée il y a quelques mois est devenu l’épouvantail public n°1, mais si l’homme est peu sympathique, les richesses et l’inacceptable absence de dette de son pays sont plus alléchantes pour les marionnettistes que la défense des droits de l’homme.
Je suggère à chacun la lecture ce rapport étayé et précis du CIRET-AVT, cité au bas de l’article (centre international de recherches et d’études sur le terrorisme & l’aide aux victimes du terrorisme).
Mais laissons la parole au journaliste belge Mariof.
Le Passeur.
Un rapport sur 3 jours à Tripoli
Vendredi matin 18 mars 2011, mon radio réveil s’enclencha et j’eus directement droit à une interview avec le ministre des Affaires Etrangères Vanackere. Il trépignait d’impatience de pouvoir partir en guerre contre la Libye.
Et malgré que les deux premiers points de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l’ONU appellent à une solution diplomatique, Vanackere ne parlait que du point 3 selon lequel ‘toutes les mesures’ sont permises. Il était donc très clair à quoi on pouvait s’attendre. Cela m’a rendu malade et j’ai juré.
La guerre me rend malade
Je ne sais pas ce que les gens ressentent lorsque l’on bat les tambours de guerre, mais moi j’en suis littéralement malade. Et quelques heures plus tard, après le débat au Parlement Belge, je ne me sentais pas mieux. Personne, je veux donc dire pas un seul membre du parlement, n’a voté contre ou s’est abstenu lors du vote sur le soutien de la Belgique à la guerre. Et cela alors que les membres de notre parlement ont l’habitude de palabrer durant des mois avant de prendre une décision et sont à ce jour occupés depuis plus d’un an à la formation d’un gouvernement.
Mercredi matin 8 juin, j’ai reçu un appel… me demandant si je voulais aller en Libye. Comme le souligne Michel Collon : “chaque guerre est précédée par des média-mensonges”, c’était donc une occasion unique d’aller m’en rendre compte sur place. Je n’ai donc pas hésité très longtemps, et vendredi 10 juin nous sommes partis avec 4 autres belges en direction de Tunis, en Tunisie. De là, nous avons continué le samedi matin avec 9 autres participants internationaux en direction de Tripoli, un voyage en car de 17 heures. Pendant 3 jours nous avons participé à une mission d’observation et à une conférence sur la guerre et les droits de l’homme sur invitation de l’ “Association des Avocats et Juristes de la Méditerranée”.

Le calme règne dans la zone de guerre
Alors que nous approchions de la frontière Tunisie/Libye, la tension augmenta dans le car. L’un des participants Tunisiens de la délégation reçut un appel. Al Jazeera annonça qu’ il y avait des affrontements à Zawiyah, une ville située sur le chemin vers Tripoli. Après quelques minutes de discussion, il fut décidé de continuer notre chemin. Nous avons appris par la suite qu’un groupe de rebelles avait essayé d’occuper la ville, mais n’y était pas parvenu. Lorsque vers 3 heures du matin nous roulions à travers la ville, tout était très calme.

L’OTAN part en guerre
Pendant 3 jours, nous sommes restés à Tripoli et nous pouvions nouer des contacts. Entre les conférences et les visites organisées, nous nous sommes rendus seuls en ville en reconnaissance. Les réactions des gens avec lesquels nous parlions étaient toujours les mêmes. Aussi bien le représentant des clans en Libye, la communauté africaine en Libye, les propriétaires de magasins, les étudiants et l’homme de la rue nous ont confirmé leur soutien au gouvernement. Tous condamnaient l’attaque de l’OTAN qui n’est là que pour « voler les richesses libyennes ». Et malgré que certains d’entre eux étaient également critiques vis-à-vis du gouvernement, ils n’encensèrent pas pour autant les rebelles qu’ils qualifient unanimement comme : “Al Qaeda, maffieux, opportunistes, …”. Depuis le début, il s’agit d’une rébellion armée qui a commencé en Occident. Ils n’ont aucune confiance dans les leaders de la rébellion qui ont combattu en Afghanistan contre l’occupation des Etats-Unis, ou dans des opportunistes qui se trouvaient auparavant dans le gouvernement et qui font tout à coup volte-face.

L’OTAN avait espéré que le régime libyen s’écroulerait de l’intérieur. L’Occident savait probablement que les ministres de la Justice, des Affaires Etrangères et Intérieures, et d’autres diplomates retourneraient leurs vestes. Néanmoins, le gouvernement tient toujours bon et l’OTAN se retrouve avec un fameux problème. A Tripoli, les gens nous ont confirmé que la population avait été armée. On parle de 2.000.000 armes qui ont été distribuées. Ce ne sera donc pas évident pour l’OTAN de contrôler Tripoli. Sûrement pas s’ils ne comptent que sur les rebelles, qui ne font plus aucune avancée depuis des semaines et ce malgré l’aide des bombardements de l’OTAN.
Cibles civiles et infrastructure
Sur ces 3 jours, nous avons pû visiter l’ancien centre de la ville, l’Académie, La Place Verte, le Bab Al Azizia et la maison bombardée du fils de Kadhafi. Chacune de ces places est une cible ou peut en devenir une, pour l’OTAN. Dans le centre ville, nous avons visité tous les jours le souk et avons discuté avec les commerçants. Quelques jours plus tard un autre souk fut bombardé. Nous avons également visité l’Académie. Des étudiants y suivent une formation afin d’obtenir un master ou un doctorat en langues ou en sciences. Le même jour, l’OTAN bombarda l’université de Al Fatah à Tripoli. Lors du bombardement du 30 avril sur la maison de Saif Al-Arab, le fils de Kadhafi ainsi que trois de ses enfants sont morts. En 1986, les Etats-Unis ont bombardé Bab Al Azizia, la résidence de Kadhafi. Aujourd’hui c’est une place centrale où les Libyens viennent montrer leur soutien au gouvernement. On y trouve de nombreuses familles et des étrangers venus de toute l’Afrique. Depuis le début de la guerre, le 19 mars, cette place a été déjà bombardée à trois reprises.
Il apparaît que l’OTAN bombarde des cibles civiles et des infrastructures à Tripoli, ce qui est illégal, même selon la résolution 1973. Les Tripolitains n’en sont pas pour autant découragés et s’opposent encore plus fort contre l’OTAN. Sur la Place Verte centrale, peu après notre départ – le 17 juin (4 mois après le début de la rébellion) – des centaines de milliers de Libyens se retrouvèrent pour exprimer leur soutien au gouvernement. Ce qui fit dire au journaliste de la chaîne CNN “… this crisis in Libya isn’t ending any time soon”.
Le Hold-up du siècle

Tout le monde était d’accord pour dire que l’Occident convoite aussi le pétrole (9e au monde sur le plan des réserves avérées), le gaz (23e) et l’uranium. Dans le même temps, l’intervention militaire menace aussi les révoltes populaires en Tunisie et en Egypte. Il était clair pour tout le monde que la rébellion en Libye n’est pas comparable avec ces révoltes et veut obtenir exactement le contraire. L’Occident veut à tout prix éviter un front indépendant « Tunisie-Libye-Egypte ». Cela menacerait leurs intérêts géostratégiques dans la région. Le canal de Suez doit rester accessible et Israël ne peut être menacé.
Et enfin encore ceci : n’oublions pas que la Libye est un des nombreux pays qui coopère actuellement avec la Chine, l’Inde, le Brésil,…. Le monde unipolaire, dans lequel les Etats-Unis déterminent ce qui se passe dans le monde, est en train de changer vers un monde multi-polaire. La crise économique touche surtout l’Occident et la force économique des Etat-Unis s’en trouve défiée. Obama fait donc tout ce qu’il peut pour ne pas perdre la position dominante des Etats-Unis. Néanmoins, il apparaît qu’il y a à présent un vent contraire. Aux Etats-Unis, une dizaine de membres du Congrès contestent la légalité de cette guerre. A l’intérieur de l’OTAN, les oppositions augmentent du fait que la guerre se prolonge plus que prévu et que l’addition, surtout pour la France, augmente considérablement. Pour la Belgique, le problème n’est apparemment pas le même. De Crem vient d’annoncer que la Belgique pourra honorer son engagement en Libye pendant une durée indéterminée, même si la facture s’élève déjà à 5.000.000 euro par mois.
Alors « diplomatie » quand-même?
Il apparaît que ce que notre ministre Vanackere et nos parlementaires n’ont jamais voulu, est quand même en train d’arriver. Comme les articles 1 & 2 de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l’ONU le demandent, des initiatives diplomatiques émergent de partout afin de mettre un terme à la guerre. Il y a déjà des contacts entres les autorités libyennes et les rebelles. La Russie demande depuis longtemps de laisser faire le travail diplomatique ; Amr Mousa de la Ligue Arabe appelle à un cessez-le-feu et à une solution politique. « Last but not least », Groen! demande un-cessez-le-feu temporaire. Ils s’inspirent peut-être des déclarations de Robert Gates, ministre de la Défense des Etats-Unis, sur la guerre en Afghanistan: “Cette sorte de guerre se termine généralement par des pourparlers”. On peut douter du fait que l’Occident et les rebelles vont s’inscrire dans ces propositions. Les propositions venant du Venezuela, de la Turquie et de l’Union Africaine avaient déjà été rejetées auparavant. De plus, la proposition du gouvernement libyen d’organiser des élections a peu de chance d’aboutir. Tout comme en Palestine, ce ne seront probablement pas « nos » hommes qui gagneront.
A la recherche d’informations
De retour en Belgique, un tel voyage vous poursuit. Je me suis donc mis immédiatement à la recherche de plus d’informations sur la Libye. Ce n’est pas évident de trouver des informations qui n’émanent pas des médias occidentaux, d’Al Jazeera, ou des médias libyens (oui, ils existent). Je suis ainsi tombé sur ce rapport récent: “Libye: Un avenir incertain – Compte-rendu de mission d’évaluation auprès des belligérants libyens”, d’une mission d’observation française indépendante. Pour être honnête, j’étais assez déçu après l’avoir lu. Non pas à cause du contenu, mais soudainement je n’avais plus rien à raconter de mon voyage. Le rapport, écrit par des experts indépendants, compte 44 pages et traite de toutes les facettes de la guerre en Libye. Un « must » pour tout un chacun qui veut juger de la situation en étant bien informé.
Et avant d’oublier : cette guerre n’a rien à voir avec les droits de l’homme. Vous vous en doutiez déjà, non ?
Source originale. - vu sur La Presse Galactique
Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)
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